la conscience de soi est elle trompeuse

enquoi la pensée sans la méthode réduit-elle nos chances . l'expression demeurer soi même correspond elle à la réali . le réel échappe-t-il à la raison? . liberté et déterminisme . avenir Lapleine conscience, baptisée "mindfulness" outre-Atlantique, s'impose comme la panacée actuelle de la zénitude. Mais est-elle accessible à tous? Mode d'emploi et témoignages pour accéder sujetde dissertation sur la conscience. Recent Posts Demande De Changement De Logement Plus Grand, Talons Yves Saint Laurent Prix, Veste Gore Windstopper Homme , Vernis Semi-permanent Pied Prix, En Date D'aujourd'hui Synonyme, Porte Bébé Maya Bébé Confort Prix, Ajouter Onglet Développeur Excel 2010, Nouveau Catalogue Tupperware, Peuton se voir tel que l'on est ? La conscience est-elle source d'illusions ? L'homme est-il condamné à se faire des illusions sur lui-même ? La conscience peut-elle nous cacher ce que nous sommes ? Pourquoi vouloir se connaître ? La conscience de soi est-elle trompeuse ? Peut-on être en conflit avec soi-même ? Peud'êtres humains veulent sortir de leur hypnose, souhaitant voir la réalité telle qu'elle est. C'est toute l'histoire dramatique de l'humanité. En sortir ne consiste pas tant à agir qu'à connaître, reconnaître, discerner, comprendre les enjeux des situations, savoir où l'on est conduit, voir les pièges et les embûches de l'existence terrestre. nonton jan dara 2 the beginning imdb. Sommaire 1 Le Fou et le Rêveur 2 L’ experience de la conscience de soi. Descartes, Méditations métaphysiques, Première méditation, 1641 Descartes, Méditations métaphysiques, Première méditation, 1641 3 Vidéo La conscience vers la conscience de soi Le Fou et le Rêveur Pour s approcher de cette notion une première fois, essayons de comprendre que la conscience est ce qui reste quand apparemment il ne reste plus neir Suivons pour cela les pas de Monsieur Descartes et tentons de refaire le chemin que suivit sa pensée dans Les Méditations métaphysiques. Au départ, et comme souvent, tout commence par un simple constat qui finit par changer même les évidences. Ici, le constat est le suivant et vous 1 avez deja fait il arrive parfois, par hasard ou non, d’admettre pour vrai ce qui ne 1 est pas en réalité. Habituellement, le constat prend le nom d erreur ou d illusions et les choses en restent là, inchangées et familières Mais avec Descartes, ce constat va être à l’origine d’une des expériences les plus prodigieuses de l’histoire de la pensée, et de la pensée tout court • L’ experience de la conscience de soi. Explorons le chemin par nous-même si j’ai déjà pris pour vrai ce qui ne 1 était pas, comment puis-je, à l’instant même où je lis ces lignes être assure de ne pas être encore dans l’illusion ? Comment être sur de ne pas me tromper ou être trompé ? Et puisque je sais que l’on m’a déjà trompé quelques fois à propos des sujets les plus divers et même parfois au sujetdes sentiments, comment ne pas penser à présent qu’il est possible que je sois dans l’illusion bien plus que je ne le crois. Pour éloigner ce soupçon et éviter qu’il ne se transforme en crise, la solution est simple il me faut prendre le temps, une fois dans ma vie, d’examiner ce que je sais, ce que je crois ou ce que je crois savoir ; mais cela revient à douter de tout ce que je croyais vrai et même de ce que je pensais faux. Une vie ne suffirait pas à examiner tout cela ; il me faut donc une méthode qui puisse s’attaquer à la base de toutes mes opinions, à la racine de toutes mes croyances – une méthode radicale. Et de fait, mes opinions, mes croyances et mes préjugés ont un point commun je les ai eu après avoir vu, entendu, touché ou senti quelque chose, et donc toujours au départ en m’appuyant avec confiance sur mes sens. Douter de tout, c’est donc pour chacun se demander s’il peut faire confiance à ses sens. Descartes, Méditations métaphysiques, Première méditation, 1641 Maintenant donc que mon esprit est libre de tous soins, et que je me suis procuré un repos assuré dans une paisible solitude, je m’appliquerai sérieusement et avec liberté à détruire généralement toutes mes anciennes opinions Or il ne sera pas nécessaire, pour arriver à ce dessein, de prouver qu’elles sont toutes fausses, de quoi peut-être je ne viendrais jamais à bout ; mais, d’autant que la raison me persuade déjà que je ne dois pas moins soigneusement m’empêcher de donner créance aux choses qui ne sont pas entièrement certaines et indubitables qu’à celles qui nous paraissent manifestement être fausses le moindre sujet de douter que ¡’y trouverai suffira pour me les faire toutes rejeter. Et pour cela il n’est pas besoin que je les examine chacune en particulier, ce qui serait d’un travail infini ; mais parce que la ruine des fondements entraîne nécessairement avec soi tout le reste de l’édifice, je m’attaquerai d abord aux principes sur lesquels toutes mes anciennes opinions étaient appuyées. Tout ce que j’ai reçu jusqu’à présent pour le plus vrai et assuré, je l’ai appris des sens, ou par les sens or j’ai quelquefois éprouvé que ces sens étaient trompeurs et il est de la prudence de ne se fier jamais entièrement à ceux qui nous ont une fois trompés. » Je sais, mieux encore je sens, que mes sens ne sont pas infaillibles il m’arrive de ne pas bien voir, entendre ou comprendre, et parfois même de confondre certains visages avec d’autres. Il arrive même à certains de prendre leurs désirs pour la réalité – ce que qualifie précisément le mot illusion. Et si j’étais fou, qui me le dirait ? Le véritable fou n’est-il pas celui qui ne s’aperçoit pas de sa propre folie ? Je suis peut-être un fou qui vit dans l’illusion en la prenant pour la réalité. Et même si je ne suis pas fou,comment puis-je affirmer connaître la réalité ? Les choses m’apparaissent maintenant tellement incertaines que je me demande si je ne suis pas en train de rêver tout cela. Et si je suis en train de rêver, je suis aussi le jouet des illusions, et si le rêve dure toute la vie… On sent bien à refaire le cheminement de Monsieur Descartes que son questionnement est toujours intime et moderne, et qu’il concerne chacun de nous, au plus profond. Il est celui de Néo dans le film Matrix, celui que nous vivons à chaque fois que notre monde vacille. Il est le cheminement personnel qui mène à la conscience de soi. Qu’est ce que cela signifie ? Cela signifie que pour pouvoir douter de tout, imaginer que je suis fou, rever sans savoir si le rêve s’arrêtera, et être trompé, il faut bien que je sois quelque chose, et plus précisément quelque chose qui pense. Et s apercevoir de cela, c’est pour chacun dans l’intensité et l’intimité de son expérience et de son cheminement prendre conscience de soi et en même temps de son existence cogito ergo sum. Descartes, Méditations métaphysiques, Première méditation, 1641 Mais je me suis persuadé qu’il n’y avait rien du tout dans le monde, qu il n y avait aucun ciel, aucune terre, aucuns esprits, ni aucuns corps ; ne me suis-je donc pas aussi persuadé que je n’étais point ? on certes, j étais sans doute, si je me suis persuadé, ou seulement si ai pensé quelque chose. Mais il y a un je ne sais quel trompeur très puissant et très rusé, qui emploie toute son industrie à me tromper toujours. Il n’y a donc point de doute que je suis, s’il me trompe ; et qu il me trompe tant qu’il voudra, il ne saurait jamais faire que je” ne sois rien, tant que je penserai être quelque chose. De sorte qu’après y avoir bien pensé, et avoir soigneusement examiné toutes choses enfin il faut conclure, et tenir pour constant que cette proposition Je suis I existe, est nécessairement vraie, toutes les fois que je la prononce’ ou que je la conçois en mon esprit. » Vivre et sentir cela, c’est aussi poser deux choses – d’un côté soi ; de l’autre tout le reste. L’expérience de la conscience de soi est aussi l’expérience de sa solitude, l’expérience d’une distance infranchissable avec le monde et les autres consciences. Mais c’est aussi cette distance qui permet la différence et le recul. Une différence entre nous tous et un recul envers les choses qui nous entourent. Et l’expérience est sans limite, car même dans la solitude de ma conscience dont je sens l’existence, je ne sais pas encore qui je suis moi qui suis un être conscient. Il convient donc de se demander à présent si l’on peut se définir par la conscience, ou si au contraire la conscience, propre de l’homme en fait un etre indéfinissable. Vidéo La conscience vers la conscience de soi Vidéo démonstrative pour tout savoir sur La conscience vers la conscience de soi Post Views 256 Bienvenue sur Penser et Agir ! Depuis 2012 nous accompagnons les actifs de plus de 30 ans qui veulent prendre leur revanche sur la vie en développant un projet qui a du SENS. Après avoir accompagné plus de 2 500 clients, nous lançons une formation continue gratuite par e-mail Le club des Actionneurs. Entrez votre prénom et votre email sur la page suivante pour y accéder Cliquez ici pour vous inscrire gratuitement déjà + de 17 000 inscrits ! C’est gratuit, et vous pourrez vous désinscrire à tout moment. Il n’y a pas de maîtrise à la fois plus grande et plus humble que celle que l’on exerce sur soi. » Cette citation de Léonard de Vinci prend tout son sens lorsqu’on parle de conscience de soi. Elle suffit à résumer les bienfaits d’un travail fait sur soi-même. De l’ancien aphorisme grec connais-toi toi-même » à la psychologie occidentale moderne, ce sujet a été longtemps approfondi par des experts, des philosophes et des sages au cours du siècle dernier. Mais qu’est-ce que cela implique plus concrètement ? Et comment pouvez-vous le cultiver pour espérer une vie meilleure ? Tout cela commence bien sûr par la définition de ce que ce concept renferme. Après tout, comment voudriez-vous ou pourriez-vous Objectif L’élève sera capable de déterminer les rapports de la conscience et de l’inconscient dans le comportement de l’individu. Grâce à la conscience, l’homme parvient à se détacher du monde à la différence de l’animal. Par elle, non seulement il entre en relation avec le monde et les autres mais encore il se saisit comme le sujet des actes qu’il pose. Ainsi, l’homme semble avoir une claire lucidité de ce qu’il est et fait. Mais tous les actes que l’homme pose sont-ils toujours guidés et éclairés par la conscience ? Le sujet humain est-il toujours maître et possesseur de lui-même ? Il ne le semble pas comme l’atteste l’hypothèse freudienne de l’inconscient de sorte que beaucoup de choses lui échappent. Pour Freud en effet, l’essentiel de la vie psychique de l’homme est constitué et déterminé par l’inconscient. Cependant, si on accepte cette théorie freudienne, peut-on encore maintenir l’idée d’un sujet libre et responsable de ses actes ? I- LA CONSCIENCE 1- Qu’est-ce que la conscience ? a Conscience psychologique et conscience morale Le mot conscience vient du latin cum scientia » qui signifie accompagné de savoir ». Etre conscient en ce sens, c’est agir, sentir ou penser et savoir qu’on agit, qu’on sent ou pense. On peut alors définir la conscience comme l’intuition c’est-à-dire la connaissance immédiate qu’a un sujet de son activité psychique, de ses actes, du monde et de lui-même, autrement de ce qui se passe en lui et en dehors de lui. Il s’agit là de la conscience psychologique qu’on divise en conscience spontanée et en conscience réfléchie. La conscience spontanée est l’impression première qui accompagne tous les actes du sujet et par laquelle ces actes sont simplement éprouvés. Autrement, il y a conscience spontanée lorsque la conscience se porte vers l’objet auquel on fait attention à un moment particulier si j’ai faim et je dis j’ai faim », cela montre que je fais attention à ma sensation de faim et que j’en ai ainsi conscience. La conscience spontanée est la simple présence du sujet à lui-même, le simple sentiment de soi ». La conscience réfléchie est le retour critique du sujet sur ce qu’il pense, ce qu’il vit, sent ou fait pour l’analyser. Le sujet a ici conscience d’être conscient ; il porte l’attention sur l’état de conscience lui-même, c’est-à-dire sur ce qui se passe en lui. Il convient par ailleurs de distinguer la conscience psychologique de la conscience morale. Celle-ci est la propriété qu’a l’esprit de porter spontanément des jugements de valeur, c’est-à-dire de distinguer ce qu’il convient ou non de faire. C’est par elle que nous avons une idée du bien et du mal. La conscience morale, c’est ce qui permet à l’homme d’approuver ou de rejeter une situation ou un acte ; c’est elle qui lui permet face à une situation qu’il a trouvée révoltante de s’en indigner et de s’y opposer. C’est aussi elle qui explique le sentiment de faute et les remords qu’on a par exemple quand on a mauvaise conscience ; ou a contrario elle donne une haute estime de soi lorsqu’on a bonne conscience. La conscience morale, c’est cette voix intérieure qui nous détourne de mal agir et nous incite à bien agir. Elle est la condition de la liberté et de la responsabilité inséparables de l’action morale ; autrement, c’est parce que l’homme possède la conscience qu’il peut être considéré comme un sujet libre et responsable de ses actes, donc comme un sujet moral. Dire de l’homme qu’il est libre suppose qu’il est capable, avant d’agir, d’opérer un choix en toute connaissance de cause, en toute conscience ; et c’est parce qu’il est capable d’un tel choix conscient qu’il peut être tenu pour responsable des actes qu’il pose pour celui qui en répond, qui les assume comme siens. Alain 1868-1951 en s’appuyant sur la conception courante qu’on se fait de la conscience, va contester la distinction que nous avons faite entre conscience psychologique et conscience morale. Pour lui la conscience, opposition de soi à soi, retour du savoir sur lui-même, est toujours implicitement morale car elle est décision de penser. Pour Alain ce qu’on appelle conscience spontanée n’est pas véritablement une conscience humaine puisque l’animal en est aussi pourvu. La conscience humaine se reconnaît plutôt dans la capacité qu’a le sujet humain de revenir sur lui-même comme c’est le cas dans la conscience réfléchie. Dans la conscience réfléchie, le sujet prend de la distance par rapport à ce qu’il a fait pour pouvoir l’apprécier, le juger ; c’est en cela que la conscience est opposition de soi à soi. Or, dans la conscience morale, le sujet revient également sur ce qu’il a déjà posé comme acte pour y porter des jugements de valeur. S’il en est ainsi, toute conscience humaine se ramène en définitive à la conscience morale. Ce n’est d’ailleurs qu’à partir du 17e siècle avec Descartes 1596-1650 que le mot conscience auquel était attaché un sens moral comme dans le langage courant, va prendre une autre signification. b Le cogito cartésien Avec Descartes, le sujet pensant devient ce à partir de quoi s’ordonne la vérité et s’organise le savoir. Cela signifie qu’aucune connaissance du monde des objets n’est possible que pour un sujet qui pense et se saisit d’abord comme pensée c’est-à-dire pour une conscience. Sa démarche est fondée sur le doute méthodique qui est un procédé consistant à remettre, par étape, en question tout ce qu’on a admis antérieurement afin d’établir la vérité sur des bases solides. Descartes va ainsi douter de tout de telle sorte que, si une chose résiste au doute, il la considère comme vraie. Il décide donc de douter des sens qui sont trompeurs, des sciences qui comportent des erreurs et de tout ce qui lui vient à l’esprit. Il imagine même un malin génie » qui s’acharne à le tromper. Mais à la fin, il constate qu’il y a une chose qui résiste au doute et aux machinations du malin génie » le fait même de douter qu’il doute, l’évidence de la pensée en acte révélant du même coup son existence. C’est ce qui va lui permettre d’affirmer je pense, donc je suis ». Chez Descartes, la conscience se ramène à la fonction de penser que chacun peut découvrir par sa propre réflexion. Une telle pensée à l’oeuvre est toujours accompagnée du savoir de celui qui pense autrement, quand on pense, quand quelque chose se passe en soi, on en est nécessairement conscient. Cela implique que la conscience de soi est en même temps une connaissance de soi l’individu est transparent à lui-même non seulement parce qu’il pense mais encore parce qu’il a conscience de penser. Cette certitude amène Descartes à faire du sujet une chose pensante » ou une substance pensante » radicalement différente du corps – quoique intimement unie à ce dernier. Il introduit ainsi une dualité entre le corps et l’âme c’est-à-dire la conscience et l’homme ne se définit que par sa conscience, n’existe que dans la mesure où il est conscient de son existence pensante. c Conscience de soi et connaissance de soi La conception cartésienne de la conscience ramène celle-ci à une intériorité propre à l’homme. C’est grâce à une telle intériorité que je sais mieux que quiconque du moins j’en ai l’impression, ce que je pense ou ressens. C’est en cela aussi que je me reconnais comme un sujet unique et que je fais l’expérience de ma solitude radicale. En réalité, je ne prends conscience de moi qu’à partir des autres c’est grâce à eux que je me découvre comme un sujet singulier, que j’ai conscience de moi. Mais avoir conscience de soi signifie-t-il avoir une connaissance de soi ? Si l’on en croit Malebranche 1638-1715, le sentiment intérieur que j’ai de moi-même m’apprend seulement que je suis» ; il ne me montre pas ce que je suis. Le cogito exprime mon existence et non mon essence. D’ailleurs, le fait de vivre sur le mode de la première personne n’implique pas selon Kant, que la conscience soit synonyme d’intériorité. La conscience de soi n’est pas possible sans les choses extérieures au moi. Elle n’est pas une entité intérieure c’est-à-dire une substance au sens cartésien mais ce qui permet à l’homme d’unifier toutes ses représentations ; autrement ce qui lui permet de se distinguer du monde extérieur en rapportant tout à lui-même. Chez Kant, la conscience n’est plus une substance comme chez Descartes, mais une activité ayant une fonction unificatrice. 2- Les fonctions de la conscience a La conscience comme sélection On prend généralement conscience des situations qui exigent un choix. Ainsi dans une tâche où elle est sollicitée, la conscience n’évoque que les souvenirs utiles à l’accomplissement de cette tâche. La conscience est alors attention à l’action et c’est pourquoi Henri Bergson 1859-1941 affirme que toute conscience signifie choix ». On peut donc dire que la fonction première de la conscience est l’adaptation de notre organisme au réel. b La conscience comme synthèse La conscience ne se contente pas de choisir les éléments nécessaires à l’action elle les organise par une activité de synthèse. On distingue ainsi – une synthèse temporelle par laquelle, la conscience qui n’est pas figée dans l’instant présent, unifie le passé au présent en se tendant vers l’avenir. C’est en ce sens que Bergson dit qu’elle est un pont jeté entre le passé et l’avenir ; – une synthèse perceptive par laquelle, la conscience rassemble et organise les données de la perception ; – une synthèse personnelle par laquelle la conscience unifie tous ses états en les rapportant au moi. C’est grâce à une telle synthèse que l’identité personnelle est saisie malgré les changements qui affectent le corps et même le psychisme. Au total, dire que la conscience est synthèse, c’est dire qu’elle n’est pas une simple donnée intérieure mais qu’elle est une activité tournée vers l’extérieur. C’est en ce sens que la conçoit Edmund Husserl 1859-1939. c La conscience comme intentionnalité Tout comme pour Kant, pour Husserl la conscience ne se définit pas par l’intériorité, mais par son rapport au monde. La conscience est toujours visée de quelque chose, orientation vers l’extérieur ; on ne peut ainsi penser la conscience si on lui retire son objet. C’est en ce sens que Husserl affirme que toute conscience est conscience de quelque chose ». Tout cogito sujet pensant porte en lui son cogitatum objet pensé auquel il se rapporte et se distingue. Mon enfance par exemple, dont je me rappelle à l’instant est bien la mienne ; elle n’est pourtant pas totalement moi qui m’y rapporte en ce moment où j’y pense. Husserl dira que la conscience est intentionnalité, c’est-à-dire qu’il existe une distance irréductible entre le sujet et l’objet qu’il vise, même si cet objet est le sujet lui-même. En d’autres termes, la conscience ne coïncide jamais avec elle-même ; elle est fondamentalement ouverture au passé ou au futur. Ainsi, avant d’être instrument d’une connaissance, la conscience est donatrice de sens. En effet, la conscience fait exister le monde pour nous, elle impose et développe tout un réseau de significations autour de nous orientant notre perception du monde. Au total, par la conscience, non seulement l’homme parvient à se saisir comme sujet mais encore à se rendre familier le monde qu’il transforme pour lui conférer une signification humaine. Elle apparaît ainsi comme le guide qui éclaire les actions humaines. Mais elle n’est pas un guide infaillible car elle ne détient pas toute la vérité sur le sens de ses actes. C’est en ce sens que Nietzsche 1844-1900 affirme que nul n’est plus que soi-même étranger à soi-même ». C’est que selon Spinoza 1632-1677 la conscience est fortement déterminée par l’état de notre corps de sorte que sa puissance en dépend. Karl Marx 1818-1883 lui, soutiendra que la conscience humaine n’a pas de réalité en dehors de la société. C’est surtout Freud qui va ébranler la conception traditionnelle de la conscience avec sa théorie de l’inconscient. II- L’INCONSCIENT Dans la conception traditionnelle, l’homme est défini par la pensée consciente c’est-à-dire par une activité psychique où le sujet est censé avoir un contrôle absolu de sa pensée et de sa conduite. A partir de Freud, une telle conception sera remise en cause. Pour lui, la réalité profonde de l’activité psychique est ignorée du sujet car relevant de l’inconscient ; cet inconscient constitue même l’essentiel de la vie psychique et détermine l’homme de part en part. Cependant, que deviennent la liberté et la responsabilité de l’homme s’il est déterminé par l’inconscient ? N’est-ce pas parce qu’il est considéré comme un être conscient et libre qu’on peut le tenir pour responsable de ses actes ? L’inconscient n’est-il pas alors invoqué pour fuir ses responsabilités ? 1- L’inconscient avant Freud Le mot inconscient est habituellement utilisé comme l’adjectif venant d’inconscience. En tant que tel il qualifie au sens psychologique, un être dépourvu de conscience par nature le caillou par exemple ou momentanément sous l’effet de l’anesthésie par exemple et au sens moral, une personne non consciente des conséquences de ses actes l’enfant, le fou ou qui se conduit de façon irresponsable et insouciante en s’écartant des règles établies par la société un père de famille inconscient. Dans la perspective freudienne cependant, l’inconscient est généralement utilisé comme un substantif un nom. Il désigne alors un domaine psychique particulier contenant des représentations pensées, images, souvenirs refoulées, c’est-à-dire repoussées de la conscience. Ces représentations sont régies par des mécanismes propres qui se caractérisent par l’indifférence à la réalité. L’inconscient ignore en effet le doute, la contradiction ou l’interdiction. On peut se rendre compte de cette indifférence à la logique de la réalité dans les rêves qui paraissent décousus, incohérents ou absurdes. En tant qu’adjectif dans cette perspective, l’inconscient renvoie à ce qui échappe à la conscience tout en étant quelque chose que celle-ci peut connaître un désir inconscient par exemple. Même si c’est avec Freud que l’inconscient acquiert le statut de concept, certains philosophes avant lui en eurent l’intuition. Ainsi, alors que Descartes, identifiant conscience et pensée, ne reconnaissait pas l’existence de l’inconscient psychique, Leibniz 1646-1716 admettait l’existence de petites perceptions inconscientes, c’est-à-dire des changements de l’âme dont nous ne nous apercevons pas ». De même Bergson, identifiait l’inconscient à l’oubli par lequel les perceptions et les souvenirs qui ne sont pas utiles à l’action sont chassées de la conscience. Dans tous les cas pour ces philosophes, la conscience demeure l’instance privilégiée, l’inconscient n’est considéré que comme ce qui n’est pas encore conscient ou ce qui ne l’est plus. Seul Nietzsche 1844-1900 soutiendra l’existence d’une pensée inconsciente mettant en question la prétention du sujet à maîtriser grâce à la conscience, ses pensées et ses sentiments. Une pensée, écrit-il à ce sujet, ne vient que quand elle veut, et non quand c’est moi qui veux ». 2- Le psychisme humain selon Freud a Les deux topiques Dans une première élaboration de la théorie de l’inconscient dite première topique, Freud propose de comprendre le psychisme comme la coexistence de trois instances fonctionnelles – le conscient situé à la périphérie du psychisme qui reçoit les informations du monde intérieur et extérieur pour les organiser dans l’intérêt du sujet ; – le préconscient dont les représentations ne sont pas en permanence dans la conscience mais ont toujours la possibilité d’y entrer ; le préconscient est situé entre le conscient et l’inconscient ; – l’inconscient qui est constitué de pulsions qui sont des forces anarchiques orientant l’organisme vers la réduction d’une tension faim, agressivité, libido. De lui-même, l’inconscient est incapable de revenir à la conscience parce qu’une résistance s’y oppose. La résistance est due à la censure qui interdit aux désirs jugés inacceptables par la conscience morale de se manifester. La censure provoque ainsi un refoulement qui est une opération repoussant et maintenant hors de la conscience les représentations liées à une pulsion dont la satisfaction n’est pas compatible avec les exigences morales reçues de l’éducation. Dans une seconde topique, Freud présentera le psychisme comme le lieu d’un conflit permanent et constitué de trois instances – Le Ça, totalement inconscient, est le réservoir des pulsions et des désirs. Il est régi par le principe de plaisir qui pousse le sujet à satisfaire ses pulsions et à supprimer toute excitation pénible ; – Le Moi qui inclut la conscience, cherche à satisfaire les pulsions du Ça tout en tenant compte des conditions imposées par le monde extérieur. Il est régi par le principe de réalité qui le pousse en raison des dangers qu’entraînerait la satisfaction des pulsions et au regard de la réalité extérieure, à résoudre les conflits qui l’opposent au Ça et au Surmoi ; – Le Surmoi qui est formé par l’intériorisation des exigences sociales est la conscience morale, le juge du Moi. En somme, chez Freud, l’inconscient n’est pas simplement le non conscient ; il désigne une réalité positive et dynamique. C’est d’ailleurs parce que l’inconscient est dynamique, c’est-à-dire qu’il produit des effets qui se manifestent, que Freud a été conduit à en construire l’hypothèse. Cette hypothèse s’est avérée féconde car sans elle, les données de la conscience qui sont extrêmement lacunaires, demeureraient incompréhensibles. b Les manifestations de l’inconscient Il se passe en nous dans la vie quotidienne, des choses dont la signification nous échappe nous amenant à dire souvent ça me dépasse, c’est plus fort que moi ». Ce sont là des symptômes de l’inconscient qui ne se manifeste qu’en se déguisant. Si l’inconscient se manifeste ainsi tout en se voilant, c’est parce qu’il est de nature conflictuelle. Ces manifestations sont essentiellement les rêves, les actes manqués et les conduites névro-psychotiques. – Le rêve Le rêve est, selon Freud, la voie royale qui mène à la connaissance de l’inconscient dans la vie psychique ». Le rêve résulte en effet d’un travail d’élaboration au terme duquel les désirs refoulés parviennent à s’exprimer mais tout en se déguisant pour déjouer la censure morale et pour être acceptés par la conscience. En d’autres termes, le rêve est la satisfaction inconsciente et déguisée d’un désir refoulé ». Le rêve possède ainsi un contenu latent c’est-à-dire caché, qui est la source du rêve et un contenu manifeste exprimant de manière symbolique c’est-à-dire plus ou moins voilée le contenu latent. En interprétant le rêve on peut retrouver les pulsions qui en sont la cause. – Les actes manqués Ce sont des actes dans lesquels le résultat visé consciemment n’est pas atteint et se trouve remplacé par un autre de façon inattendue. On y distingue les lapsus de parole dire un mot pour un autre, les ratés de mémoire oublier un nom ou un rendez-vous, les maladresses de l’action renverser un objet. Ce sont des conduites qu’on réussit habituellement et dont l’échec semble dû à l’inattention ou au hasard. Mais Freud montre que ces actes ne sont ni insignifiants ni négligeables. En réalité, l’inconscient profite d’une circonstance favorable pour se manifester en contournant le barrage que fait habituellement la censure. Par exemple le Président d’une Assemblée ouvrant la séance du jour en déclarant je déclare la séance close » manifeste ainsi son ennui inconscient. – Les conduites névro-psychotiques Alors que le rêve et les actes manqués sont pour la plupart des symptômes bénins, il existe d’autres manifestations de l’inconscient qui sont de véritables maladies psychiques la névrose et la psychose. La névrose est une maladie psychique chronique n’impliquant ni infection, ni lésion organique, ni désorganisation de la personnalité et qui s’accompagne pour le sujet d’une conscience douloureuse de son état. Elle s’explique par la situation conflictuelle entre les mécanismes de défense du Moi et les désirs inconscients. Plus précisément, elle est une défense du sujet malade contre des souvenirs intolérables liés à un traumatisme généralement sexuel subi dans l’enfance. La psychose elle, implique une rupture entre le Moi et la réalité puis une reconstruction délirante de cette réalité en fonction des exigences de l’inconscient. Le psychotique est délirant ou autistique mais n’a pas conscience de son anomalie. 3- Critique de la théorie freudienne La théorie freudienne du psychisme est appelée psychanalyse. Celle-ci est une méthode d’investigation et d’interprétation dévoilant le sens inconscient des actions, des pensées et des rêves d’un sujet. Elle aboutit à un traitement médical consistant à transformer l’inconscient pathologique suivant le principe que le retour à la conscience de l’inconscient guérit les troubles mentaux. Freud considérait la psychanalyse comme la troisième révolution majeure après celles de Galilée et de Darwin ébranlant fortement l’idée que l’homme se fait de lui-même dans le monde. La théorie freudienne apprend en effet aux hommes que malgré leur sentiment de liberté, ils ne disposent pas toujours d’eux-mêmes. Mais c’est justement au nom de la liberté essentielle à l’homme que Jean-Paul Sartre 1905-1980 va rejeter la théorie de Freud. Pour Sartre, l’homme est un sujet libre parce que conscient et totalement transparent à lui-même. Toutefois sa conscience qui est liberté, est capable de nier sa propre transparence pour s’installer dans la mauvaise foi. Celle-ci consiste pour le sujet humain à se masquer la vérité dont il est nécessairement conscient, à chercher des excuses à ses actes. C’est ce qui se passe avec l’inconscient tel que l’entend Freud, qui n’est selon Sartre qu’un processus de mauvaise foi. Celle-ci sert généralement d’échappatoire devant la difficulté d’assumer la liberté et apparaît ainsi immorale ; elle est immorale puisqu’elle nie la liberté et du même coup la responsabilité devant nos actes. Freud aurait pu rétorquer à Sartre que ce dernier n’accepte pas sa nouvelle image d’homme et son refus de l’inconscient serait même une preuve de l’existence de celui-ci. Par ailleurs, la théorie freudienne connaît les assauts d’une critique épistémologique c’est-à-dire au plan scientifique de la part de Karl Popper 1902-1994. Car Freud considère la psychanalyse comme une théorie scientifique parce qu’elle a été confirmée par une multitude d’observations. Or, pour Popper, le critère de la scientificité d’une théorie réside plutôt dans la possibilité qu’on a de la falsifier c’est-à-dire de la réfuter. S’il en est ainsi, un tel critère n’est pas applicable à la psychanalyse parce qu’elle fait tout pour ne pas être infirmée, c’est-à-dire tout le contraire d’une attitude scientifique. Si on étudie de près la psychanalyse, on peut se rendre compte qu’elle a réponse à tout sur les actes humains qu’elle interprète pour leur assigner un sens. Voulant tout expliquer, elle finit par être une sorte de fourre-tout servant à expliquer n’importe quoi. A cela on peut ajouter qu’elle est fortement tributaire de l’époque et de la culture de son fondateur alors qu’une théorie vraiment scientifique doit valoir dans tous les temps et tous les lieux. Au regard des critiques éthique de Sartre et épistémologique de Popper, la théorie freudienne semble ne plus payer de mine. Mais est-il juste de dire que la psychanalyse vise à nier la liberté de l’homme ? Et d’ailleurs, le fait qu’elle ne soit pas une science, en fait-il une discipline moins importante dans la culture humaine ? En réalité l’objectif de Freud n’est nullement de nier la liberté mais de montrer les limites de la conscience qui se prétend totalement libre. D’ailleurs, la psychanalyse est avant tout une thérapie visant à guérir certaines maladies pour permettre au patient de reconquérir sa santé et son autonomie, autrement l’exercice plein de sa liberté. Comme l’écrit Paul Ricoeur, la psychanalyse est une guérison par l’esprit, le véritable analyste n’est pas le despote de la conscience malade, mais le serviteur d’une liberté à restaurer. En quoi la cure, pour n’être pas une éthique, n’en est pas moins la condition d’une éthique retrouvée là où la volonté succombe au terrible ». Que la psychanalyse ait des limites sur le plan thérapeutique, c’est à la médicine d’en juger, elle n’en reste pas moins une révolution au sein des sciences humaines par la conception nouvelle qu’elle donne de l’homme. Désormais, pour comprendre l’homme, cet inconnu », il faut compter avec cette théorie inaugurée par Freud. Si elle a suscité des critiques, c’est surtout parce qu’elle a porté atteinte à des vérités sur l’homme longtemps tenues pour indépassables. L’inconscient n’en demeure pas moins le propre de l’homme tout autant que la conscience. La petite histoire Il existe une légende hindouiste qui pourrait répondre, en partie, à cette question. C’est une histoire que j’ai lue lors de mon cours de yoga pour les ados, samedi dernier, et qui nous a permis de parler tous ensemble du yoga. Voici ce conte tiré d’un excellent bouquin de Michel Piquemal Les Philo-fables », albin michel LA CACHETTE INVISIBLE Autrefois, tous les humains étaient des dieux. Mais ils abusèrent tant de leurs privilèges que Brahmâ, le maître des dieux, décida de leur ôter ce pouvoir de divinité. Brahmâ organisa donc un conseil pour décider d’une cachette qui soit impossible à déceler. Les dieux mineurs prirent d’abord la parole pour suggérer Enterrons le pouvoir de divinité tout au fond de la terre ! ». Mais Brahmâ répliqua Je vois que vous ne connaissez pas bien la curiosité de l’homme ! Il fouillera, il creusera, et un jour il finira par le trouver ». Dans ce cas, jetons-le dans la profondeur des océans ! » Brahmâ soupira Je connais trop bien les hommes tôt ou tard, ils iront explorer le fond des océans et remonteront le pouvoir de divinité à la surface. Ce sont d’éternels insatisfaits. » Les dieux mineurs ne savaient plus que dire. Où donc le cacher ? Car, si nous t’en croyons, il n’est pas d’endroit, sous terre, dans le ciel ou au fond des mers que les hommes n’atteindront un jour… » Alors Brahmâ reprit la parole Voici ce que nous ferons ! Nous cacherons le pouvoir de divinité au plus profond du cœur des hommes, car c’est le seul endroit où ils ne songeront pas à aller le chercher. » Et depuis ce temps, l’homme a fait le tour de la terre, il a creusé, il a exploré, il a fouillé le fond des mers … à la recherche de quelque chose » qui se trouve en lui-même. Cherchons à l’intérieur et non pas à l’extérieur La plupart d’entre nous sommes habitués à regarder en dehors de nous pour nous épanouir. Nous vivons dans un monde qui nous conditionne à croire que les réalisations extérieures peuvent nous donner ce que nous voulons. D’une part, nous pensons que la possession d’objets, ou de biens de toutes sortes, peut nous rendre heureux. Très vite, nous nous rendons compte que cet attachement aux biens matériels n’apporte que rarement le bonheur. D’autre part, nous cherchons les réponses à nos questions, à l’extérieur. Il suffit de faire un petit tour sur internet pour être bombardé de messages proposant des recettes ou techniques, simples et rapides, pour résoudre tous nos problèmes. Par exemple, nous utilisons souvent la manipulation dans nos relations avec les autres, au travail ou à la maison. De la même façon, nous recherchons des stratégies superficielles pour apprendre la confiance en nous afin d’atteindre la réussite rêvée. Ou bien, nous avons recours à des rafistolages, des raccourcis pour essayer d’améliorer notre qualité de vie et atteindre le bonheur. Même si ces techniques peuvent amener un certain bien-être pour un temps, nos expériences nous montrent qu’elles ne peuvent remplir complètement le profond désir de quelque chose de plus». Nous nous apercevons très vite qu’il est impossible de changer en ne travaillant que sur la forme. Nous portons notre attention sur le Faire plutôt que sur L’Être, nous sommes souvent dans l’action plutôt que dans la conscience. La confiance en nos 5 sens Habituellement, notre conscience est dirigée vers l’extérieur, vers notre environnement que nous percevons grâce à nos cinq sens. Or, le toucher, le goût, l’ouïe, la vue, et l’odorat amènent des informations souvent partielles et trompeuses. Ces données ou informations sont, en effet, dépendantes de notre culture, notre éducation ou notre histoire. Petite expérience Voici un exemple très parlant tiré du livre de Stephen R. Covey, Les 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu’ils entreprennent » j’ai lu. Regardez pendant 10 secondes, le dessin suivant figure n°1 Figure n°1 Puis, ensuite, observez la représentation figure n°2 qui suit Figure n°2 Si vous deviez décrire cette figure n°2, vous parleriez surement d’une jeune femme, positionnée de profil, avec le visage tourné vers la droite. Si maintenant, l’expérience avait commencé avec l’observation durant 10 secondes du visage de la figure n°3, que vous retrouverez en fin d’article. Ce nouveau dessin grossier schématise, cette fois ci, le profil gauche d’une vieille femme, présentant un nez imposant et un menton caché en partie dans son chandail. Revenez à nouveau sur la figure n°2. Après une fixation suffisante de la vieille dame de la figure n°3, vous devriez alors analyser cette figure n°2 de façon très différente. Il est alors possible de voir apparaître le visage d’une vieille dame, avec un nez imposant et un menton caché en partie dans son chandail. Le trait noir que votre esprit avait pris pour le collier de la jeune fille précédemment, devient alors la bouche de cette vieille dame. Le conditionnement Cette expérience met en évidence la possibilité d’orienter notre façon de voir en fonction d’un conditionnement qui peut être culturel, sociétal ou autre. Mais la vue n’est pas le seul sens pouvant être trompé. Est ce que notre façon d’appréhender le goût épicé est identique pour un français ou un indien? Est que le son important du décollage d’un avion sera perçu de la même manière pour un enfant vivant proche d’un aéroport ou pour celui vivant dans la nature, très éloignée d’une grande ville? En fonction de nos expériences passées, de notre éducation, notre conditionnement représenté par la figure n°1 ou n°3, notre vision des choses ou des situations, de la vie figure n°2, peut être complètement différente. Vu que les 5 sens physiques peuvent être interprétés différemment en fonction de notre histoire, sans parler de nos ressentis ou émotions lors de certaines situations, nous devons alors apprendre à analyser les situations, les informations de différentes manières. Nous devons apprendre à travailler et exploiter des niveaux de conscience plus profonds et plus subtils pour faire un pas de côté, et voir les choses sous un nouvel angle. La conscience de soi Petite expérience Imaginons que vous êtes, en ce moment, en train de lire cet article, confortablement installé à votre bureau, sur votre ordinateur. Au même moment, vous pouvez choisir de vous projeter dans un coin de la pièce, et commencer à vous observer en train de lire cet article, confortablement installé à votre bureau, sur votre ordinateur. Cette façon différente de voir l’action que vous menez à un instant précis est la conscience de soi. Dans ce cas, nous sommes dans ce que l’on appelle la pleine conscience nous agissons, nous lisons cet article en nous observant nous même en train de lire notre article. A quoi ça sert d’agir en pleine conscience ? Cela permet d’une part d’être vraiment concentré sur ce que nous faisons, nous n’utilisons pas notre mental pour penser à autre chose. Comment apprécier cet article, si entre chaque mot que vous lisez, vous pensez à ce que vous allez préparer à manger, ce soir. D’autre part, cette observation de vous même dans l’action peut se focaliser sur vos ressentis ou vos émotions est-ce que vous vous sentez calme et serein lors de cette lecture? Est-ce que, au contraire, cet article vous ennuie, ou est-ce que vous vous sentez accroché, excité, agacé et pourquoi? Vivre en pleine conscience Vivre en pleine conscience permet, d’une part, de se concentrer sur le présent, sur ce que nous faisons à chaque instant. D’autre part, la conscience de soi apporte une meilleure connaissance de nous même pourquoi suis-je agacé, pourquoi est-ce que je ressens une agitation à la lecture de cet article, est-ce vraiment l’article qui me touche ou est-ce que cet article m’entraine vers une expérience, plutôt désagréable, vécue précédemment? Grâce à cette introspection, il sera alors possible de comprendre nos actions programmées, non conscientes, et résoudre les questions qui suis-je? Pourquoi suis-je ici? ou Quel est le sens de ma vie? La conscience de soi nous permet d’observer, identifier et de réfléchir sur nos réactions aussi bien physiques, mentales ou émotionnelles. Cette réflexion sur nous même, nous apporte alors un certain recul, qui est la base pour changer nos actions identifiées inappropriées », en référence à nos principes, nos valeurs, notre éthique… et non plus en fonction de nos émotions, nos blessures, notre égo. Et inversement, pour apprendre à suivre nos principes fondamentaux, nous avons besoin d’introspection pour nous libérer de nos réponses réflexes, façonnées par notre culture, notre éducation, nos croyances, notre histoire. Il est difficile, pour nous, d’imaginer un état de calme complet et de repos dans lequel les pensées, les sentiments et les émotions cessent d’être en mouvement perpétuel. Pourtant, c’est par un tel état de quiétude que nous pouvons parvenir à un niveau de compréhension, impossible à atteindre autrement. Et le yoga dans tout ça ? Le Yoga, très ancienne science spirituelle, offre un moyen direct de calmer les pensées et l’agitation du corps qui nous empêchent de savoir ce que nous sommes réellement. Le yoga est donc une auto-discipline permettant de transformer son esprit, et le mettre sous le contrôle de la conscience, pour atteindre le but ultime l’éveil. Qu’est-ce que l’éveil ? C’est vivre en harmonie, en conscience. C’est être connecté à soi, aux autres, à la nature, c’est être aligné avec ses principes, ses valeurs, avec soi. Ce serait vraiment trop restrictif de limiter le yoga aux postures ou ASANA en sanscrit ou de l’assimiler à de l’exercice physique. Le yoga est, donc, une méthode permettant de trouver la sérénité, la paix, le bonheur, à l’intérieur de soi, suivant des principes ou valeurs morales comme l’intégrité, l’humilité, la fidélité, la sobriété, le courage, la justice, la patience, ou l’application. En conclusion, la meilleur réponse à notre question Mais, en fait, c’est quoi exactement le Yoga? n’est-elle pas la suivante Essayez et dites nous ce que le yoga a changé en vous ? Namasté Figure n°3 est sur Facebook mon compte mon classeur profs en ligne explorateur en une Le raisonnement par récurrence Philosophie > sujets expliqués - Question simple Plan complet de l'échange . cliquez sur les éléments ci-dessous pour consulter gratuitement le sujet, sa correction & les documents attachés. Enoncé & travail avant correction Bonjour, je dois traiter le sujet "La conscience peut-elle nous tromper?" ... suite Bonjour, globalement votre plan déta ... suite sujets & exos expliqués par les cyber profsles 5 derniersles mieux notésen quoi la pensée sans la méthode réduit-elle nos chances l'expression demeurer soi même correspond elle à la réali le réel échappe-t-il à la raison? liberté et déterminisme avenir d'une illusion Exploration par matières sciences . chimie . mathématiques . physique . biologie langues vivantes . anglais . espagnol . allemand . italien lettres . français . lettres sciences humaines . philosophie . histoire . 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